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Transnistrie: l’aventure

6 Juin

Très bien, vous êtes allez voir les forums et vous voulez toujours y aller, hein! Bon, voilà quelques infos sur le périple. Je prends pour exemple ce que je connais: mon voyage là-bas, avec deux amis. Voilà, nous avions quelques jours de vacances en février, nous avons donc décidé de voyager un peu et l’un des deux amis avec qui je voyageais habituellement à suggéré l’idée. Personnellement, je n’avais pas regardé les forums et je n’avais que vaguement entendu parlé de ce « pays ». Notre point de départ: Cluj-Napoca. Point d’arrivée: Odessa (Ukraine). Transit: Tiraspol, Transnitrie. Il est bien sûr possible de contourner la région, mais cela rajoute environ 6h au trajet, qui était déjà très long!

Nous voilà donc partis de Cluj, en train, direction Iasi, dans le Nord-Est de la Roumanie. Environ 6h de train, nous avion décidé de passer quelques heures dans cette ville: le dimanche matin à 6h, il n’y a rien d’ouvert, sauf le McDo…pratique, c’est à côté de la gare (qui vaut le coup d’œil). Tour rapide, ce n’est pas la plus belle ville de Roumanie, elle est correcte. A partir de Iasi, le trajet à continué en minibus, avez-vous entendu parlé des routes en Roumanie? Vous comprendrez si vous allez là-bas… Je précie que la gare routière d’où part le minibus, se trouve sur le parking d’un supermarché à environ 10-15 minutes à pieds. Nous nous sommes fait baladés par le taxi! Il faut prendre à droite en sortant de la gare jusqu’à rejoindre la route perpandiculaire, continuer sur la doirte jusqu’au supermarché où vous trouverez la gare routière…enfin, « l’endroit-où-les-minibus-se-garent », la Roumanie, c’est particulier 😉  Voilà, le tarif était d’environ 15€ pour aller jusqu’à Tiraspol.

Le voyage en direct:

Nous voilà donc partis, dans notre minibus blindé, musique moldave à fond, roulant sur les nids de poules, jusqu’à la frontière de Transnistrie. Là, comme tout passage de frontière; passeport, contrôle…Les français (nous 3) descendent du minibus sous l’œil agacé des autres passagers, en effet, cela sous-entend qu’il y aura du retard! Les douaniers (en russe) nous expliquent qu’il faut remplir des documents d’entrée, je suppose qu’il s’agit du même genre de document que ceux que les voyageurs extérieurs à l’UE remplissent. Bref, on remplit les formalités et le douanier nous demande 20€. Sauf que: on ne paie pas pour rentrer dans un pays, et de toute façon nous étions en Roumanie depuis plus de 6 mois, nous n’avions ni euros, ni dollars! Voyant qu’on ne donnait rien, ils nous ont laissé remonter dans le minibus, sous les regards encore plus agacés de autres passagers.

Ah oui, parmi les informations fournies par les douaniers, toujours en russe: « allez vous faire enregistrer au bureau de l’immigration ». Oui, même pour une journée. Nous voilà donc en route pour ce bureau. Le conducteur du minibus  nous a montrer où aller. Heureusement, il fallait arriver avant la fermeture sinon, nous n’aurions pas obtenu le document essentiel permettant de sortir du pays! Nous nous sommes quelque peu perdus, mais avec tous les soldats à tous les coins de rues, vous pouvez demander de l’aide (en plus, ils sont beaux!). Enfin, bref, ce papier, ne le perdez surtout pas!!! Sans quoi vous restez coincés. Précisions, pas de signal de téléphone. Enfin bref, petit tour rapide de la ville: bâtiments communistes, personne dans les rues (février en même temps), soldats partout, pas un papier par terre…Ambiance particulière. Mais pas très à l’aise quand même, même si R. vous dirait le contraire!

Nous sommes repartis le jour même afin d’arriver à Odessa le plus vite possible. Nous voilà à la frontière, on donne le document et on nous redemande de l’argent: non, même réponse. Réaction différente: démantèlement du minibus, fouille minutieuse de tous les bagages et scanner. Regard meurtrier des autres passagers. Mais voilà, français fauchés, en effet, la bourse Erasmus ne tombe pas toujours régulièrement. Nous sommes quand même ressortit grâce à l’intervention d’une moldave qui a raconter on ne sait trop quoi au douanier! Merci encore, madame!

Du stress, mais rien de méchant au fond: Transnistrie, on valide.

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